
Icônes de paix. Les artistes sur le front en Ukraine
Entrée gratuite
Inscription recommandée

Pendant cette exposition au Collège des Bernardins, découvrez comment l’art transforme les vestiges de guerre en icônes de mémoire, de paix et d’espérance.
Cette exposition vous propose de découvrir les icônes des artistes ukrainiens Sonya Atlantova, Oleksandr Klymenko et Herman Klymenko, peintes sur des couvercles et des fragments de caisses de munitions récupérés sur les zones de combat de la guerre russo-ukrainienne.
En investissant par l'art ces matériaux marqués par la violence, les artistes leur donnent une portée nouvelle : d’objets liés à la destruction, ils deviennent les supports d’une œuvre de mémoire, de paix et d’espérance.
À travers ce geste à la fois artistique et symbolique, l’exposition propose un regard sensible sur la guerre, tout en affirmant la possibilité d’une transformation par l’image.
Le Collège des Bernardins accueille cette exposition dans le cadre du Voyage en Ukraine de la Saison culturelle de l’Ukraine en France organisée en 2025-2026 par l’Institut français et l’Institut ukrainien en France. Les icônes sur caisses de munition ont depuis 2015 fait le tour du monde, de la Laure Saint-Antoine-des-Grottes à Kyiv à la basilique Saint-Pierre de Rome, du Parlement finlandais au Parlement écossais. Elles s’adressent autant, comme le disait Aragon, à ceux qui croient au ciel comme à ceux qui n’y croient pas.
Cette exposition de l’atelier iconographique ukrainien dispose également d’une dimension thérapeutique et participe à un travail de soins post-traumatiques. Depuis le printemps 2015, le projet “Icônes sur des caisses de munitions” soutient plusieurs initiatives caritatives et projets médicaux destinés à aider les militaires ukrainiens et les civils touchés par l’agression russe.
Cette exposition est organisée conjointement par le pôle art et culture et par le pôle de recherche du Collège des Bernardins. Depuis 2014, le Collège des Bernardins travaille en effet à la question de la construction de la paix en Ukraine. En 2026, en association avec l’Institut chrétiens d’Orient et l’association « Pour l’Ukraine, pour leur liberté et pour la nôtre », le département Politique et religions a initié un séminaire consacré à la justice transitionnelle.
COMMENT FAIRE ŒUVRE DE VÉRITÉ ET DE JUSTICE POUR L’UKRAINE ? | Collège des Bernardins
En effet, l'agression russe contre l'Ukraine en 2014 a entraîné d'immenses pertes en vies humaines, des destructions généralisées et une profonde tristesse. Le peuple ukrainien a besoin aujourd’hui que la vérité soit dite, que la justice soit faite, que des compensations soient accordées aux victimes et que celles-ci soient rassurées qu’un tel drame ne se reproduise pas.
Principalement dédiée aux enfants ukrainiens détenus en captivité en Russie, le cycle d'icônes mariales pose la question urgente du retour de ces enfants chez eux, alors que des dizaines de milliers de jeunes citoyens ukrainiens restent retenus en otages. Parmi les victimes les plus vulnérables figurent les mères et les enfants. Une mère tenant son enfant dans ses bras devient un puissant symbole de souffrance innocente et de chagrin infini, incarnant les luttes de ceux qui errent, fuient et vivent en exil ou en captivité.
Cette image est un appel poignant à la protection et un cri de détresse, soulignant la distinction cruciale entre le bien et le mal : en sauvant et en protégeant les enfants, nous préservons la lumière. L'image de la Mère de Dieu avec son Enfant incarne parfaitement le combat symbolique entre le bien et le mal, l'amour et la haine, la vie et la mort.
L'icône de la Théotokos n'est pas seulement une image sacrée ; elle représente une figure archétypale. La maternité, concept vital et fondamental de la société, se transforme en une prise de position contre la guerre, devenant l'antithèse du conflit et un symbole d'espoir. Représentée sur une caisse de munitions, l'image de la Mère et de l'Enfant donne vie à cet espoir, transformant ce qui symbolisait autrefois la mort en la représentation de la vie par excellence.
Paradoxalement, l'image de la Mère avec l'Enfant symbolise non seulement la victoire de la vie sur la mort, mais constitue également une puissante image de libération. Les icônes mariales reflètent non seulement la souffrance des innocents, mais incarnent aussi l'espoir d'une liberté future hors des entrailles de l'enfer et la joie d'être libéré de la captivité.
Cette exposition du Collège des Bernardins présente également un cycle dédié aux saints de l’Église universelle indivise. De fait, selon le témoignage des aumôniers militaires, les soldats ukrainiens sur le front ressentent le besoin de prier pour certaines grandes figures de l’Église, comme saint Jean Damascène, saint Macaire le Grand ou saint Antoine des Grottes de Kyiv. Car ces saints de l’Église d’Orient se sont illustrés par leur vie ascétique, par leur puissance de combat contre le mal, par leur attachement à la vérité-justice et par leur force de résilience.
Enfin, puisque cette exposition clôture la Saison culturelle de l’Ukraine en France et coïncide avec la semaine sainte précédant la fête de Pâques dans le calendrier catholique, un cycle d’icônes de la Passion vient compléter cette exposition. Un certain nombre de scènes de la vie du Christ sont présentées, telles que la prière à Gethsémani, le baiser de Judas ou le chemin de croix. Ici encore, c’est toute la force de la foi, de l’espérance et de la charité transmise par le Christ qui est mobilisée par Sonia Atlantova, Olexandr et Herman Klymenko pour qu’advienne enfin un cessez-le-feu en Ukraine.
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